Photographies

Du 2 novembre au 15 décembre 2026

 

La pratique de la photo remonte à mon enfance, perpétuant la passion de mon grand-père qui a réalisé plus de six cent vues sur verre dans les années 1920-1930.

Totalement autodidacte, je ne revendique aucune compétence technique, si ce n’est celle acquise au fil du temps.

Ma passion pour la photo est doublée de celle pour la nature. Edgard Morin disait qu’il avait « un besoin de nature ancré au plus profond de son être ». Ce besoin que je ressens également me vient sans doute des promenades que je faisais avec mon père, en partant à la cueillette de champignons ou en balade dans les forêts vosgiennes.

La nature est pour moi source d’émerveillement, d’où le titre de cette exposition « FUSHIGI ». C’est ce que ce terme traduit en japonais, ce que les mots ne suffisent pas à décrire, ce qui est mystérieux et magique. C’est ce que je ressens au contact de la nature, et de la lumière qui la transcende.

J’ai eu la chance de découvrir très tôt les « Nymphéas » de Claude Monet à l’Orangerie à Paris, qui sont pour moi d’une incroyable poésie, comme le sont également les peintures de Hokusai et Hiroshige. De Monet à Bonnard en passant par Gustav Klimt, le japonisme a impacté l’œuvre de nombreux peintres des années 1860 à l’aube du XXe siècle, utilisant parfois des formats japonais montés en paravent, ou celui des kakemonos (rouleaux suspendus).

Les photos de cette exposition sont pour moi un pont entre ces deux univers.

Sebastião Salgado, dont j’admire à la fois le parcours et l’immense talent, a consacré sa vie à montrer une Terre qu’il n’a cessé de défendre. Il disait ceci à propos de la prise de vue :

« Quand le photographe se fond dans le paysage, dans la situation, la construction de l’image finit par émerger devant ses yeux. Tous les
éléments se mettent alors à jouer pour lui. A cet instant, quel émerveillement ! ».